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Le grain de
sénevé
« Si le grain de blé
ne meurt » St Jean.
L’idée de construire
un couvent auprès duquel devrait rayonner une école prospère
a mûri pendant de longues années pour se concrétiser et voir
le jour grâce à la détermination et à l’obstination de cette
population si fortement implantée et enracinée au large de
la Méditerranée dans la fertile et verdoyante plaine de Jieh
.

En effet l’idée s’est
réalisée et le rêve est devenu réalité par l’exécution de ce
projet colossal qui a une mission sublime dans cette région
si démunie sur le triple plan éducatif, culturel et social.
C’est en 1949 – 50 que l’école primaire des Moines Libanais
Maronites fut fondée et érigée sur la demande des habitants
de la localité et par leur propre argent. Après de longues
négociations l’Odre libanais Maronite s’est chargé
gratuitement de sa direction et de son administration. En
1960 ce même ordre religieux a loué pour 99 ans deux
terrains appartenant au Wakf de N.D. De l’Etoile pour
agrandir l’école et assurer aux élèves l’enseignement
Complémentaire; en 1963 « l’ordre » a acheté ces deux
terrains pour donner à l’établissement les dimensions d’une
grande école allant du préscolaire jusqu’aux classes
terminales , prodiguant l’enseignement à un millier
d’élèves venant de toute la région et appartenant à toutes
les religions qui forment la mosaïque de la nation
libanaise.
Ayant pris fin en
1965 ce projet se trouve fortement menacé par les tristes
et cruels événements de 1975 . En effet cet ouragan de
haine, de rancune et de violence, se faisant de plus en
plus sentir, oblige les habitants à
un premier départ en
1976 puis à un exode total en 1985.

Durant un tiers de
siècle le collège St Charbel de Jieh a assumé
avec une fidélité
inouïe ses lourdes responsabilités envers tous les
citoyens du Chouf en ouvrant ses portes à tous les
compatriotes et aux
réfugiés
palestiniens. En
effet, malgré la guerre
prétendue libanaise et
dite
confessionnelle les
élèves mahométans
formaient à cette poque 70%
de
notre
grande famille.
Six ans après ce
déracinement forcé, la congrégation a décidé de poursuivre
la mission et de reprendre sa tâche en restaurant les locaux
à partir de septembre 1991 grâce à la généreuse contribution
de plusieurs organisations caritatives comme : Caritas, le
Comité des jeunes Chrétiens, le comité de secours
catholique, N.D. de la culture et de l’enseignement
(établissement Khalil
Fattal et Fils ), le Bureau des
déplacés , et aux dons de
certains
particuliers comme Messieurs
Marwan Hamadé, Nabil
Boustany et Alaa Terro tous trois députés du Chouf et M.
Georges Naïm Azzi lequel a généreusement contribué à la
restauration de la chapelle.
A peine les travaux
achevés, les inscriptions pour l’année 1992 – 93 furent
relativement très nombreuses car 600 élèves dont 18
chrétiens seulement furent inscrits rien que pour les cycles
primaire
et
complémentaire .
Durant la dernière
décennie le collège St Charbel-Jieh a connu un essor
considérable, son souci premier étant et restera :
La formation et
l’éducation de la jeunesse libanaise.
-
L’épanouissement de sa personnalité, de toute sa
personnalité.
-
L’enrichissement et l’approfondissement de sa culture.
-
Enfin son orientation et sa préparation à un avenir heureux
et prospère. .
Mais c’est surtout à
partir des dernières années et plus particulièrement au
cours du dernier triennat que cet établissement est devenu,
et continue de l’être, une véritable ruche d’abeilles
actives et laborieuses, un centre de culture rayonnant de
tous côtés, un lieu de rencontre et de convergence enfin un
creuset de créativité, de recherche et de progrès .
Ainsi le grain de blé
est mort, il a bel et bien germé, grandi et fructifié
d’abondants et riches épis .
Que Dieu vienne en
aide à l’actuelle direction afin de poursuivre avec courage
et espoir le chemin tracé par les prédécesseurs, de
consolider les bases établies et d’assurer

-
Aux
générations futures : Succès, Santé et Sécurité
-
Et
au collège : Progrès, réussite et Pérennité .
Jieh, le 15.03.2005 |